Un écart qui dit l’incertitude
Entre 5 % et 60 % des emplois exposés à l’IA, selon différentes études publiées. C’est la synthèse de la Direction générale du Trésor (juin 2026) : les estimations disponibles « restent incertaines ». Un tel écart, c’est l’aveu que personne ne sait. Pourtant, deux choses se dessinent.
1. Ce sont les tâches qui bougent d’abord, pas les emplois
Pour la France, les travaux cités par le Trésor estiment que 3,8 % du contenu du travail est aujourd’hui à risque d’automatisation par l’IA générative, puis jusqu’à 16,3 % d’ici 2 à 5 ans. Un emploi n’est pas une tâche : c’est aussi du jugement, de la coordination, une multitude d’échanges informels. Lire « tâches automatisables » comme « postes supprimés » est l’erreur la plus fréquente. Mais un poste dont le contenu change de 16 % n’est plus tout à fait le même poste.
2. L’impact ne se répartit pas au hasard
Selon la DG Trésor, l’IA générative touche surtout les tâches cognitives : traiter de l’information, raisonner, analyser. Pour les emplois centrés sur des tâches codifiables ou répétitives (secrétaires, comptables, téléopérateurs), l’emploi pourrait diminuer. Et le niveau de qualification ne permet pas de prédire l’impact sur un salarié.
Le vrai sujet RH
Le vrai sujet RH n’est plus « quels métiers vont disparaître ». C’est « quelles compétences chaque métier doit-il préserver et développer ». La conséquence pratique est inconfortable : anticiper une évolution forte des tâches, alors que sa trajectoire n’est pas claire. S’il est difficile de prédire, il est possible de cartographier : quelles tâches, dans quel poste, changent en premier ? Quelles compétences préserver, développer ou aller chercher ? Et quels scénarios tiennent à 3 ans ?
L’atelier avec Carole Lepelley
Carole Lepelley, Associée « Transformation des DRH » chez Colombus Consulting, accompagne les directions RH de grandes entreprises et d’ETI sur l’impact et l’apport de l’IA, à partir d’une grande expérience de terrain. Elle anime à Bordeaux, avec Le Lieu du Savoir Faire, la matinée « IA et RH : quelles actions pour construire sa feuille de route ? », destinée aux dirigeants et DRH de PME et d’ETI, dans une logique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Trois temps :
Comprendre : ce qui est déjà observable et réellement plausible à 3 ans, pour distinguer le vrai du bruit.
Relier : pour chaque participant, identifier les métiers plus ou moins impactés, les compétences humaines à préserver et les nouvelles compétences à acquérir ou à attirer.
Agir : traduire ces constats en premières actions pour la feuille de route DRH / DAF.
Les participants repartent avec une première feuille de route RH appliquée à leur propre entreprise.
Sources
Direction générale du Trésor, synthèse de juin 2026 sur l’impact de l’IA sur l’emploi.
IA et RH : quelles actions pour construire sa feuille de route ?
Vous voulez aller plus loin sur ce sujet ? Rejoignez l’atelier associé, à Bordeaux, en petit comité.
